Chélateurs naturels des métaux lourds : mes préconisations

Chélateurs naturels des métaux lourds : mes préconisations
Par D. Gratien

Certaines pollutions sont insidieuses car elles sont invisibles et difficilement mesurables : tout comme les  ondes électromagnétiques, le micro plastique dans l'océan, les métaux lourds dans notre corps sont discrets.

Ces polluants sont invisibles, ce qui oblige les individus à faire un travail de recherche d’informations. Aujourd'hui, leur accumulation atteint des niveaux inédits et leur toxicité devient palpable.

Ce que vous devez savoir sur les métaux lourds

Il n'existe aucune définition scientifique faisant consensus concernant les métaux lourds. La Communauté européenne a proposé, néanmoins, une définition légale : le terme métal lourd désigne « tout composé d'antimoine, d'arsenic, de cadmium, de chrome hexavalent, de cuivre, de plomb, de mercure, de nickel, de sélénium, de tellure, de thallium et d'étain [...] pour autant qu'ils soient classés comme substances dangereuses ».

À l'heure actuelle, la notion de métal lourd tend à être remplacée par celle un peu plus précise d'élément-trace métallique, ou ETM.

Je me rappelle m'être fait interpeller par une visiteuse médecin de profession, sur un salon : vous parlez de l'aluminim mais  il ne fait pas partie des métaux lourds". Ok, ok...C'est peut-être un abus de langage, j'en conviens mais par je le classe tout de même dans les métaux lourds par commodité quand je m'adresse à un public (oui, chimiquement parlant, l’aluminium est un métal léger). 
Sujet sensible, donc. 
Et je persiste et signe : l'aluminium paraît ne pas être très bon pour notre santé...Chacun se renseignera. Il existe des enjeux importants avec l'aluminium...

La recherche médicale révèle que l’excès d’aluminium est déposé dans les poumons, les reins, la thyroïde et le cerveau. Les analyses de laboratoire ont constaté que lorsque le tissu cérébral entre en contact avec des sels d’aluminium, les symptômes d’intoxication apparaissent.
Le docteur David Shore, chercheur en médecine à l’hôpital Elizabeth de Washington, DC, a signalé que les cellules cérébrales des patients atteints par la maladie d’Alzheimer contenaient quatre à six fois la quantité d’aluminium que l’on trouve normalement dans des cerveaux en bonne santé.
L’aluminium est omniprésent dans notre environnement, dans l’alimentation, l’eau, les médicaments y compris les médicaments et les cosmétiques naturels. Par conséquent, la surexposition est en train de devenir la règle plus que l’exception et, bien que nous ne puissions pas complètement l’éviter, nous pouvons en limiter la consommation et l’exposition.

Confusion :  attention à ne pas confondre « métaux lourds » et « oligoéléments ».

Notre organisme a besoin d’un apport en en oligoéléments !
On me dit souvent : l'acide fulvique contient des "métaux lourds" ! 

Le mot qui désigne la molécule est le même, que l’on désigne des métaux lourds ou des oligoéléments. 

J’insiste : certains oligoéléments sont indispensables pour notre santé ! Un apport est nécessaire (alimentation). 
C’est donc leur concentration qui fait la toxicité !
Oui, tous sont toxiques à partir d'une certaine concentration et sont, pour l'organisme, difficiles à éliminer !
Quand je parle d’intoxication aux métaux lourds, je pense à des doses anormales accumulées dans l’organisme. Je parle bien de pollution, pas des oligos précieux pour notre santé, dont les doses sont infimes et qui sont présents dans l'alimentation normale.

Pourquoi les métaux lourds s'accumulent-ils dans notre corps ?

Puisqu'il est difficile de les évacuer, les métaux lourds entraînent un phénomène de bioaccumulation dans la chaîne alimentaire.

Leur présence dans l’atmosphère, les cours d'eau ou le sol s'accumule à mesure qu'ils passent du règne végétal au règne animal, puis des animaux « proies » aux animaux « prédateurs ».
Les plus exposés sont donc les super-prédateurs, comme l'homme, ou  l'ours ou l'orque à l’état sauvage.

Par exemple, la graisse cutanée de l'orque peut contenir une concentration de plusieurs milliards de fois supérieure en métaux lourds que son environnement !

S'ajoute à cela une synergie de toxicité des métaux entre eux. Par exemple, le plomb et le mercure sont davantage néfastes lorsqu'ils sont associés.
 
Les quatre « métaux lourds» les plus dangereux.

Quatre métaux sont particulièrement redoutables car ils sont toxiques à faible concentration et totalement inutiles à notre fonctionnement cellulaire : le mercure, le plomb et le cadmium et l'aluminium.
Leur toxicité s'exerce potentiellement sur toutes les cellules, mais elle augmente pour certains organes :

le cadmium est particulièrement toxique pour le foie et les reins
  le mercure, l'aluminium et le plomb agressent plus volontiers le cerveau. Ils sont à l'origine de maladies connues comme le saturnisme ou Minamata

 • toute exposition aux métaux lourds est très néfaste pour l'embryon, le fœtus et les enfants, qui doivent impérativement en être protégés.

Quels sont les effets d'une intoxication sur notre santé ?

Il faut distinguer les intoxications aiguës, généralement bruyantes cliniquement, des intoxications chroniques.

Celles-ci peuvent donner une variété de symptômes dont l'analyse d'imputabilité clinique est pratiquement impossible.

Êtes-vous intoxiqué(e) ?

La réponse est très probablement oui, parce que les sources de contamination sont multiples et quotidiennes.

Mais comment savoir si vos troubles sont la conséquence d'une telle intoxication ? Comment être sûr qu'un protocole de détoxication vous sera profitable ?

Pour répondre à ces questions, prenons conscience que les métaux lourds font partie d'un ensemble de xénobiotiques auxquels notre corps est soumis quotidiennement. Ainsi, il n'est pas pertinent d'isoler la problématique des métaux lourds des autres intoxications.

Une détoxication utile doit tenir compte des métaux lourds mais aussi des autres composés toxiques auxquels nous sommes exposés.
Voyons quelles sont les différentes approches de détection d'une intoxication aux métaux lourds.


Comment détecter une intoxication ?

• Les signes qui peuvent vous alerter

Dans le cadre d'une intoxication chronique, les symptômes peuvent aller de la simple irritation au cancer, en passant par la neurodégénérescence, des troubles psychiques variés allant de l'autisme à la dépression. Tous les organes sont susceptibles d'être altérés fonctionnellement ou organiquement. De plus, quand ils n'en sont pas un facteur de risque direct, les métaux lourds aggravent les pathologies préexistantes.

Certains préconisent l’analyse des cheveux, la prise de sang, le dosage urinaire, l’analyse de selles ou de la salive. Le problème est que les métaux lourds se fixant principalement dans les cellules, ces tests ne constituent pas des preuves irréfutables de l’intoxication.
Souvent, ils ne sont pas si faciles à utiliser. Le dosage de mercure dans les cheveux, par exemple, s’est révélé négatif dans les cas d’intoxication de longue durée puis parfois positif après avoir commencé un traitement.

• L'analyse de cheveu (exemple parlant ici)
Le cheveu est une voie d'élimination des métaux lourds. Ce test, réalisé par certains laboratoires, est donc relativement fiable. Les conditions sont, bien évidemment, l'absence de traitements appliqués aux cheveux (colorations…), et une certaine constance face à l'exposition aux toxiques environnementaux.
• L'analyse des porphyrines urinaires est la plus fiable
Même si ce test fait encore débat parmi les spécialistes, il demeure le plus fiable que nous ayons pour révéler une exposition aux métaux lourds. Il se pratique dans certains laboratoires et n'est pas remboursé.
• La mesure sanguine, utile seulement dans les cas aigus
La mesure de la concentration sanguine en métaux lourds n'est intéressante que pour démontrer une exposition aiguë importante. En effet, il n'y a pas nécessairement de corrélation entre les niveaux sanguins et le stockage tissulaire des métaux lourds, qui, rappelons-le, sont stockés dans les graisses.

Métaux lourds : comment faire le ménage ?

Des  chélateurs lourds de type EDTA et DMPS sont utilisés en médecine. En plus de n'avoir rien de naturel, ils vident le corps de nombreuses substances précieuses dont certains oligoéléments. Ces chélateurs lourds resteront indiqués seulement dans les cas d'intoxications très graves qui nécessitent une prise en charge hospitalière.

Les chélateurs en détail : quels compléments naturels anti-métaux lourds pour faire le ménage ?

L’acide fulvique est capable  de piéger les métaux lourds comme le mercure, le cadmium, le plomb et l'aluminium. C’est vraiment le Roi des compléments alimentaires car il est naturel et surtout très doux, bien toléré.

Pas d’interactions ni d’effets secondaires. efficacité : de petites quantités quotidiennes suffisent.

Certains naturopathes utilisent d’autres substances intéressantes : le sélénium, certaines algues comme la chlorella dont l’effet chélateur est  notamment dû à la chlorophylle qu'elle contient.

Substances également souvent citées : l'ail et l'ail des ours,  la coriandre, le silicium organique…

Personnellement, je mets en garde contre les protocoles utilisant massivement ces substances pour avoir trop vu  de nombreuses personnes se plaignant des effets secondaires.

Il esten effet fréquent de ressentir un certain inconfort (malaise digestif, maux de tête, baisse de l’humeur, douleurs articulaires, etc.) après quelques jours de cure de désintoxication à la chlorella…  
De plus, attention à la chlorella, parfois prescrite à des doses massives. Cette micro algue capte aussi les métaux lourds de son environnement lors de sa culture en eau douce.

Attention également aux algues japonaises type Algue brune (après Fukushima).

Cas de la zéolite.
La zéolite est intéressante car elle  permet l'évacuation des métaux toxiques, via les selles. Issue d'un minéral d'origine volcanique. Sa configuration microporeuse lui permet  de capter les métaux lourds dans le tractus intestinal pour les évacuer. Prendre environ 500 mg à 1 g par jour avec un verre d'eau. On peut parfaitement l’associer à l’acide fulvique.

Mes préconisations :

-acide fulvique en cure de 6 mois.

Personnellement, j’en prends en continu…

Nous sommes exposés à des micro-intoxications au quotidien : amalgames dentaires avec dégagement de vapeurs de mercure dans la bouche, alimentation (gros poissons en bout de chaîne type thon), pollutions diverses (cadmium dans des champignons etc.), sols pollués, matériel de cuisine, matériel électrique, revêtements, objets industriels, batteries, eaux de ville etc, etc…

L’acide fulvique est un chélateur naturel, qui va fixer les métaux lourds puis les évacuer.

Rappel d'une propriété chimique :
Dissolution des métaux transformés en complexes fulviques

L'acide fulvique est particulièrement actif dans la dissolution des métaux lorsqu'il est en solution avec de l'eau. Les particules métalliques se dissolvent simplement sous forme ionique et disparaissent dans la structure fulvique devenant bio-chimiquement réactif et mobile. L'acide fulvique a la capacité de transformer ces métaux en complexes moléculaires d’acide fulvique qui ont des caractéristiques très différentes de leur forme métallique d’origine. L’acide fulvique est un moyen utilisé par la nature pour «chélater» les éléments métalliques, en les transformant sous forme biodisponible facilement absorbable. L'acide fulvique possède également la capacité unique de combattre et dissoudre la silice avec laquelle il entre en contact.
Dissolves metals and minerals – Ong, H.L., Swanson, V.D., & Bisque, R.E. (1970) Natural organic acids as agents of chemical weathering (130-170). U.S. Geological Survey Professional Paper 700 c. Washngton, DC: U.S. Geological Survey


Substances intéressantes en association avec l’acide fulvique (il se suffit à lui-même mais on peut compléter) :

-le chardon Marie (protecteur du foie)
-la vitamine C (antioxydant)
-la chlorophylle : en gélules.
-les bioflavonoïnes : présents dans les baies (pigments), raisin, hibiscus, dans la betterave rouge...
-on peut aussi protéger son corps du stress oxydatif supplémentaire généré par ces mobilisations en recourant au glutathion  ou à l’astaxanthine. La vitamine E et le sélénium sont également intéressants. 

Alimentation : forcer sur les pommes (tous les nonagénaires que je connais en consomment chaque jour), les baies, par ex les baies séchées bio, riches en flavonoïdes,  à rajouter dans le muesli, les légumes racines riches en acide fulvique et humique type radis noir, excellent à tous points de vue,  consommer du chou vert l’hiver (braisé en cocotte au four, ne pas blanchir les feuilles), différents choux en salade aux beaux jours. Légumes verts, salades : jeunes pousses d’épinards crues en salade, cresson, pourpier, pissenlit, roquette, chou kale..etc. Herbes fraîches : cerfeuil, persil, basilic... Aïl. Boire de l’eau (pas de sodas).

Évitez les aliments et boissons conditionnées en canettes d’aluminium. Les jus de fruits et de légumes peuvent être acides, les limonades et les colas sont généralement acides, pouvant lixivier l’aluminium de la cannette à la boisson. Évitez de manger de grande quantités d’aliments transformés contenant des additifs à base d’aluminium. Évitez de cuisiner des aliments acides dans de l’aluminium.

Bien entendu, il sera important d'éviter toute exposition aux toxiques. Attention aux ampoules au mercure qui peuvent se casser, c’est le cas scandaleux des ampoules fluo-compactes à économie d’énergie vendues comme étant écologiques mais qui contiennent un neurotoxique notoire.


Quelques règles d'alimentation pour aller plus loin :
Nocifs : alcool -principal toxique pour le corps largement devant tous les autres, tabac, toutes les fritures (chips etc), aliments ultra-transformés qui sont cancérigènes, congelés, cuisson micro-ondes, sodas, charcuterie, viennoiseries, mauvaises graisses
Article ici sur un blog ami, sur les aliments vivants
EVITEZ ABSOLUMENT L'EAU CHLOREE (eau du robinet non filtrée)


Le cas des amalgames dentaires
Depuis des années, on nous dit par exemple que le mercure dentaire ne présente aucun danger. Or il est interdit depuis 30 ans au Japon, 35 ans en Russie, 20 ans en Suède, sur la base d'études scientifiques. En Europe, c'est seulement en 2017 qu'on a interdit la pose d'amalgames chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 15 ans. Leur arrêt définitif est prévu en 2030. Il sera vraiment grand temps !
  
Envisagez éventuellement un retrait de vos vieux amalgames dentaires par un dentiste rompu à cette technique. Les amalgames (plombages) ne contiennent pas de plomb mais jusqu’à 1 g de mercure mélangé à d’autres métaux. En 2006, des autopsies ont été pratiquées sur des personnes porteuses de 3 amalgames, de 8 amalgames et de 12 amalgames. Voici les quantités de mercure retrouvées dans leur cerveau : 40 microgrammes par kilo, 180 mg / kg et 400 mg / kg. Conclusion : plus les personnes ont d’amalgames en bouche, plus les quantités de mercure dans leur cerveau sont importantes.  


Recours aux algues, attention.

Les métaux dans la chlorelle
Si, par exemple, nous mangeons des sous-produits d’algues contenant du cadmium comme indiqué dans le tableau suivant, on peut s'attendre à des concentrations dans les selles représentatives de l’apport. Il n’y a pas eu chélation. Le corps a éliminé ce qui avait été ingéré. Il s’agit d’un simple cas de minéral ingéré et de minéral excrété. Dans la plupart des cas, toutefois, la quantité totale ingérée n'est pas éliminée et le stockage dans les tissus est une menace potentielle.
La teneur en cadmium de certains produits à base d'algues ci-dessous, analyse de quelques produits sur le marché allemand, par un laboratoire d'analyse environnementale allemand MicroTrace Minerals,  Röhrenstraße 20, 91217 Hersbruck, Allemagne





Article rédigé par Didier GRATIEN, naturopathe Défenses-Détox-Carences






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